Vincent Pérez al Bif&st 2024: «Les femmes sont l’avenir» 

«Le donne sono l’avvenire» parola del regista e attore Vincent Pérez alla conferenza stampa di presentazione del suo ultimo film, Une affaire d’honneur (2023), di cui firma anche la sceneggiatura insieme a Karine Silla. La vicenda coinvolge principalmente cinque personaggi: il maître d’armes Clément Lacaze (Roschdy Zem) – che però non può duellare in virtù del suo status – e suo nipote Adrien (Damien Bonnard) che si batte contro il colonnello Berchère (Vincent Pérez). C’è poi la disputa tra Marie-Rose Astié de Valsayre (Doria Tillier) e il suo antagonista Témoin Massat (Nicolas Gaspar) che potrebbe sembrare secondaria, ma che si rivela centrale nel significato del film, più che nella narrazione in sé. L’immaginario, infatti, è di un regista che usa oggettive appassionate sui suoi personaggi, ma raramente soggettive della donna, sebbene sia proprio Marie-Rose Astié de Valsayre a rappresentare l’alternativa politica al proprio ruolo sociale: la giovane è infatti pronta ad armarsi al pari di un uomo per rivendicare i propri diritti e il proprio onore nella Parigi del 1887. Ma la storia investe proprio questo aspetto e lo fa in modo moderno, senza piaggerie nei confronti del genere: perché le donne dovrebbero dimostrare di essere all’altezza dello stereotipo virile per essere rispettate?

Del resto, è una questione che conosciamo bene anche nell’Italia del secondo Novecento: persino chi avrebbe dovuto dimostrarsi illuminato ha preferito tenere in ombra il ruolo fondamentale delle partigiane nella Resistenza. Ancora oggi, di fatto, essere una donna significa doversi “armare” (di tanta, troppa pazienza soprattutto) per educare gli uomini e le altre donne (le più giovani, come le più anziane) per dimostrare che la parità non è un’utopia, ma un diritto inalienabile.

Ben venga, dunque, che il regista dichiari apertamente in conferenza stampa «Les femmes sont l’avenir» in un contesto festivaliero che lo ha insignito del Fellini Platinum Award per l’eccellenza cinematografica, a corollario di un film che segue la sua tesi con estrema chiarezza, triangolando gli emarginati (la donna, l’omosessuale, la vittima del colonialismo europeo) e con buona pace di alcune spettatrici e di alcuni spettatori che avrebbero preferito magari il solito lavoretto retorico e didascalico “al femminile” che tanto convince, perché tanto consola nel suo disimpegno (e che tanto illude). Ma, Silla e Pérez lo sanno, le donne oggi non hanno bisogno di essere consolate, né tanto meno chiedono di essere salvate o di affidarsi a figure virili e patriarcali e così la regia è limpida, senza sentimentalismi, segue le dinamiche dell’irrazionale desiderio di violenza e vendetta che è matrice del duello in sé e proietta la narrazione in una dimensione simbolica svincolandola dai precedenti illustri (The Duellists di Ridley Scott che è ambientato nei primi anni del 1800 o Barry Lyndon di Stanley Kubrick che si muove nel 1700).

La bellezza dei due protagonisti, poi, è fuori dagli schemi patinati a cui ci stanno abituando le opere fatte in serie nelle quali è vietato avere volti segnati dalla vita (non solo dall’età) ed espressivi: nella migliore tradizione del cinema i protagonisti, che non consumano direttamente la loro passione, dimostrano quanto resti puntuale ed eterna la battuta di Louis Jouvet in Entrée des artistes (1938). «Mais il est vrai que l’amour n’est pas photogénique».

Ecco anche tre domande a regista e co-sceneggiatrice proprio riguardo a ciò che del film rimane dopo la proiezione: il senso di un mondo che cambia senza però davvero trasformarsi e la necessità di schierarsi per la riconciliazione.

Il est intéressant de noter que le film associe trois formes de marginalisation sociale: celle  de la femme, de l’homosexuel et de la victime du colonialisme. La solidarité qui émerge entre ces trois marginaux est vraiment actuelle.

Vincent Pérez: Oui, le film en fait fait écho à notre époque. En fait, quand on réalise un film d’époque, c’est intéressant quand il questionne la nôtre, et c’est ce qu’on a voulu faire avec ce film-là. Donc ça me fait plaisir qu’il vous ait eu ce sentiment-là, parce que c’était effectivement quelque chose qui sur lequel on a travaillé. C’est la partie un peu, je dirais, invisible de l’iceberg. En fait, on n’en parle pas, on ne le développe pas forcément, mais c’est là, ça existe et ça entraîne des conséquences sur le parcours de nos personnages. Le fond de tout ça, effectivement, c’est la partie invisible de l’histoire qui raconte un monde qui change. En fait, à l’intérieur de tout ça, il y a le monde d’avant de la guerre, enfin d’un monde qui est très patriarcal et qui s’ouvre vers la modernité, vers qui est en transformation.

Karine Silla: Ce qui est intéressant, c’est que le monde change tout le temps et ne change pas. Les femmes étaient déjà des guerrières dans la nuit des temps, et les combats hommes-femmes sont ancestraux. En fait, on a l’impression à chaque fois de les réinventer à travers nos siècles, mais le fond de ces combats sont les mêmes. Et donc la façon dont Marie-Rose Astié de Valsayre les exprime sont d’une modernité folle. C’est l’expression de son combat qui est extraordinaire.

Le regard du réalisateur se sent beaucoup dans ce film, ce qui m’a intrigué, c’est que vous ayez choisi pour vous-même le rôle du militaire en décadence, Berchère.

Vincent Pérez: En effet, il s’agit d’un personnage qui se rattache à son passé. C’est lui en fait. Lui, il incarne vraiment ce monde qui ne veut pas changer et effectivement, du coup, il est confronté à sa propre décadence. Alors que le personnage principal du film qui est le personnage du maître Lacaze qui accepte finalement le changement – et comme dit Karine – effectivement la vérité: c’est que tout change tout le temps. Il y a une chose qui ne change pas, c’est que tout change. Mais le film fait, je dirais, état de ça, s’est-il témoigne de ces gens comme nous aujourd’hui avec l’arrivée de l’intelligence artificielle… par exemple, à l’époque, l’arrivée des voitures et l’arrivée de l’électricité, c’était un phénomène qui faisait peur en fait, qui inquiétait et qui en même temps fascinait… comment aujourd’hui avec l’intelligence artificielle, ce qui se passe sur le monde du net… C’était intéressant aussi pour moi de faire écho aussi à la aux guerres. Parce qu’en fait les guerres sont présentes dans le film. Tous ces personnages sont relation avec une guerre terrible. Nous aussi aujourd’hui on n’est pas très loin des guerres qui nous font peur en fait. Donc c’est aussi une manière de faire écho à ça. En fait, j’ai oublié ce rapport à la guerre montrer qu’en fait la guerre n’arrange rien en fait, la guerre détruit l’humanité après… on doit se reconstruire. Ces personnages-là ont tous en commun l’idée d’une réparation, ils sont en réparation, ils sont reconstruits, sont reconstruction d’eux-mêmes et c’est intéressant parce que quand on provoque quelqu’un en duel, on le on lui on, on demande réparation. Donc du coup il y avait aussi cette idée-là. Cette idée qu’eux sont tous en réparation et demandent aussi réparation.

Dans ce film, les figures héroïques restent en suspens, comme dirait Barthes, «le canon est suspendu». Qu’est-ce qui manque aujourd’hui pour choisir définitivement un côté ?

Karine Silla: À choisir de coter on a vu quand on choisissait les côtés, ça c’était la guerre. Donc le rôle de l’homme n’est pas vraiment de de diviser, mais c’est de rassembler.

Vincent Pérez: Oui, je pense qu’en fait la solution, elle est dans la réconciliation. N’est pas dans la séparation.

ARTICOLO DI IRENE GIANESELLI

FOTO IN COPERTINA DAL BIF&ST 2024 © DANIELE NOTARISTEFANO

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